Rien n’est définitif
Rien n’est définitif. Même la mort, malgré son aspect rédhibitoire et absolu, ne l’est pas. Car l’âme persiste – et parfois signe – au-delà de toute conscience humaine.
Même notre attitude face à la perte de quelqu’un, avec le temps qui passe, change peu à peu.
La perte, c’est quelque chose que l’on ne voit plus, mais qui, par définition, est toujours. J’ai perdu – entendez : je ne le trouve plus.
Tout se transforme, dit-on. Notre monde, qui court et s’essouffle, notre vie, qui expérimente sans arrêt, notre corps, qui évolue, se casse, se fissure, se répare, mais dans tout cela, on voit bien que rien n’est définitif.
Pensez à regarder au-delà de ce que vous voyez. Pensez à fermer vos yeux pour mieux voir, pour mieux ressentir.
Ne dites pas d’un air convaincu ou dépité : C’est trop tard, c’est fini…
Non.
Laissez une chance à l’incongruité, une porte ouverte au désir de découvrir, à l’appétit de la connaissance, au désir de voir plus loin, ailleurs, l’idée d’apprendre, encore, le fol espoir de découvrir en soi des capacités enfouies ou ignorées.
Donnez-vous la chance de sourire de vous, de vous ouvrir, de vous épater, de vous planter aussi.
Que celui qui n’est jamais tombé de vélo en voulant apprendre me lance la première pierre.
Ouvrez vos poumons, ouvrez votre conscience. S’écouter soi-même est parfois compliqué, car il y a pas mas de filtres posés et tout un brouillage radio à régler.
Pour cela on peut se faire aider, si l’on veut.
Et parfois, il suffit juste de se poser un moment, et d’être.
Etre présent pour soi-même.
Être présent dans son corps.
Être présent chaque seconde que l’on s’accorde à ce moment-là.
Et c’est là que tout peut venir, ou pas beaucoup, voire un tout petit peu.
Laisser faire et lâcher toute velléité de faire quoi que ce soit.
Comme rien n’est définitif, quelque chose viendra, pour sûr.
9.2018 / kh